2012 à l'ONU
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M. NICOLAS LUCAS TICUM, Chercheur maya du Guatemala, a indiqué que le 21 décembre 2012 commencerait le treizième B’aqtum maya qui correspond à une période de 5 200 années de 360 jours. À l’occasion de cette importante date pour son peuple, il a appelé l’humanité à réfléchir sur le destin de « notre mère nourricière, la Terre ». L’entrée dans le treizième B’aqtum est un moment de réflexion et doit conduire à l’épanouissement des valeurs de fraternité et de solidarité de l’humanité, a-t-il soutenu. La Terre, mère nourricière, appartient à tous les êtres humains et inclut tous les autres éléments, a-t-il défendu, en ajoutant que tous les éléments de l’univers étaient intimement liés entre eux. Cette première partie de son allocution a été suivie de la diffusion d’une vidéo.
M. Ticum a ensuite expliqué que l’être humain devait veiller à l’équilibre et à la complémentarité durant sa vie sur terre. Et cette terre, a-t-il dit, n’appartient pas à l’humanité, c’est l’humanité qui appartient à la terre. Il a regretté les attitudes égoïstes et les phénomènes d’exclusion qui caractérisent certaines sociétés humaines et qui ont contribué à la dégradation des échanges commerciaux actuels. Il a aussi fustigé la détérioration de la diversité biologique et s’est inquiété de la menace que fait peser l’humanité sur l’environnement de façon générale. Aujourd’hui, a-t-il expliqué, la vie sur la terre se caractérise, non seulement par cette dégradation environnementale, mais aussi par les changements climatiques, le réchauffement planétaire, ainsi que par la perte culturelle et biologique. Face à cette réalité, il a appelé à rechercher une nouvelle voie qui facilite un renouveau biologique. Ce message, a-t-il précisé, s’adresse principalement aux acteurs mondiaux et aux organisations internationales financières, comme la Banque mondiale.
Il a en outre appelé les universités à reconnaître le pluralisme scientifique, en prenant en compte les richesses des peuples autochtones. Il a invité les multinationales et les Nations Unies à considérer que le déséquilibre climatique, la crise écologique et les menaces culturelles sont les fruits d’un modèle de développement monétaire cupide et commercial. Ces entités doivent admettre que le développement durable est encouragé depuis des siècles par les peuples autochtones, à travers le respect qu’ils ont envers la vie animale et cosmique. C’est un modèle à suivre, a-t-il poursuivi. Il faut urgemment considérer le pluralisme économique à travers la reconnaissance des modes économiques des peuples autochtones, a-t-il insisté. Mais il faut aussi diversifier la monoculture à laquelle on assiste partout à travers le monde, a-t-il ajouté.
Il a demandé à la Commission du développement durable de l’ONU une modification des concepts de développement et d’économie, et l’inclusion de concepts issus de la pensée des peuples autochtones, relatifs à la protection et à la garantie de la vie des peuples qui vivent sur la terre. Aux acteurs autochtones, il a demandé de créer et mettre en place des alliances et des coalitions, afin de favoriser un développement de la vie endogène qui respecte leurs réalités locales aux plans écologique et cosmique et qui permet d’assurer la vie des générations futures. Le Protocole de Kyoto, qui est conforme à la pensée des autochtones sur le lien entre écologie et vie sur terre, ne sera efficace que si les États s’engagent à respecter ses obligations, a-t-il par ailleurs souligné.
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http://www.un.org/News/fr-press/docs/2009/DH4988.doc.htm